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Position
Parcs éoliens à Pierreclos, Matour et Tramayes : l’APVLC s’oppose à des projets démesurés, irréversibles et inefficaces.
PRÉAMBULE
Conformément à l’article 2 de ses statuts, l’APVLC a pour but de lutter contre les nuisances présentes et à venir et de protéger l’environnement. Elle se tient à l’écart de toute participation politique ou religieuse.
Ainsi, l’APVLC est fermement engagée dans la préservation du patrimoine naturel et culturel, en veillant à ce que les projets de développement ne compromettent pas notre environnement et notre cadre de vie.
Par ailleurs, l’APVLC est la seule association agréée par le Préfet de Sâone-et-Loire au titre de la protection de l’environnement dans le département. Cet agrément atteste l’engagement et la compétence de l’association dans la défense des intérêts des riverains.
- L’APVLC EN FAVEUR DU DÉVELOPPEMENT DES ÉNERGIES RENOUVELABLES
En tant qu’association de défense de l’environnement, l’APVLC soutient le développement des énergies renouvelables comme réponse aux enjeux énergétiques et climatiques actuels. Parmi les nombreuses options disponibles, telles que l’hydraulique, la méthanisation, la filière bois, la géothermie, l’hydrolien et l’éolien offshore, il est crucial d’adopter des solutions adaptées aux territoires, qui respectent les spécificités locales et répondent substantiellement à la demande d’énergie.
Concernant l’éolien terrestre, l’APVLC n’y est pas opposée par principe, mais elle juge nécessaire de respecter le choix des riverains, ainsi que certaines conditions fondamentales :
- Efficacité du vent : le vent doit être suffisamment constant et puissant pour produire de l’énergie lorsque la demande est la plus élevée. En l’absence de solutions de stockage efficaces, l’éolien doit répondre aux besoins des consommateurs en termes de volume et de continuité.
- Respect de l’environnement : les projets éoliens ne doivent pas être nuisibles pour les riverains (bruit, effet stroboscopique), préserver la biodiversité, la faune (oiseaux migrateurs et chauves-souris en particulier) et les sols.
- Viabilité économique : l’éolien doit être économiquement viable avec un coût durablement acceptable. Les investissements doivent être justifiés par des bénéfices à long terme.
- Préservation des paysages : les sites emblématiques ne doivent pas être dénaturés par des installations éoliennes imposantes au risque de compromettre l’harmonie paysagère.
- En tant qu’association de défense de l’environnement, l’APVLC soutient le développement des énergies renouvelables dès lors qu’elles respectent la spécificité des territoires et le choix des riverains.
- L’INTÉRÊT CONTESTABLE DE L’ÉOLIEN EN SAÔNE-ET-LOIRE
L’éolien est une énergie propre dont l’efficacité dépend de la force et de la régularité du vent, eux-mêmes fonction du climat et de la topographie.
L’intermittence de cette énergie et sa non-programmation dans le temps sont ses principales limites techniques. La Saône-et-Loire, au climat continental, est un des départements les moins ventés de France. La région connaît des périodes où le vent est insuffisant pour répondre aux pics de demande énergétique, en hiver comme en été.
Les promoteurs éoliens compensent ce manque en installant des éoliennes géantes sur les collines (jusqu’à 243 mètres, soit trois quarts de la Tour Eiffel), ce qui dégrade le paysage local et menace l’harmonie de notre territoire.
- L’APVLC alerte sur la disproportion de ces installations au regard de leur faible rendement pour les habitants, l’industrie et les services de Saône-et-Loire.

- PRÉSERVER UNE RÉGION TOURISTIQUE D’EXCEPTION
Avec le Grand Site de France Solutré Pouilly Vergisson, l’abbaye et les sites clunisiens, les châteaux de Pierreclos, de Saint-Point, de Berzé-le-châtel, de Cormatin et bien d’autres, le sud de la Saône-et-Loire attire des visiteurs du monde entier. Il est reconnu pour la beauté de ses paysages et la richesse de ses sites historiques. L’économie locale dépend fortement du tourisme, qui est directement lié à la préservation de ces paysages. L’implantation de parcs éoliens à l’aplomb des monts du beaujolais, altérerait considérablement l’attrait touristique et aurait des répercussions économiques négatives sur la région.
- L’APVLC s’oppose à la défiguration des paysages de Saône-et-Loire, pourtant reconnus, et qui participent de l’attractivité de la région.
- IMPACTS SUR LES HABITANTS À PROXIMITÉ DES PARCS ÉOLIENS
Les éoliennes présentent plusieurs impacts pour les habitants voisins :
- Dévaluation immobilière : ces parcs éoliens se situeraient dans le champ de vision de nombreuses habitations, qui subiraient alors, une baisse significative et immédiate de leur valeur, de 30 à 40 %, (voire de 100% lorsque les habitations les plus proches deviennent invendables) impactant directement le patrimoine des propriétaires locaux. Or la région, assez fortement peuplée, présente un habitat rural très dense.
- Bruit : les éoliennes génèrent un bruit constant qui peut être très perturbant pour les riverains.
- Effet stroboscopique : les ombres créées par les pales en rotation peuvent provoquer un effet stroboscopique, perturbant la qualité de vie des habitants.
- L’APVLC alerte sur le risque immédiat de dévaluation du patrimoine des propriétaires de la région, et des risques sanitaires des riverains.
- « L’ARGENT FACILE » EN DEPIT DE L’INTERET GENERAL
Les promoteurs éoliens prospectent librement dans les zones rurales, démarchent d’abord les propriétaires ruraux -agriculteurs notamment- en offrant des loyers conséquents pour s’assurer de la maîtrise des terrains, puis les maires, en leur faisant miroiter des bénéfices fiscaux pour s’assurer d’un soutien politique local. L’intérêt financier est le seul moteur du processus.
- L’APVLC alerte sur l’opacité des « compensations financières » proposées par les promoteurs, et regrette que l’intérêt général, environnemental, touristique et sanitaire passe après les bénéfices de quelques-uns.
L’APVLC appelle à une réflexion approfondie et responsable sur le développement des énergies renouvelables dans notre région. L’éolien terrestre, dans le contexte spécifique de la Saône-et-Loire, ne répond pas aux critères de viabilité et de respect du patrimoine que nous défendons. Nous encourageons l’exploration d’alternatives plus adaptées et respectueuses de notre territoire et de ses habitants.

10 IDÉES REÇUES SUR L’ÉOLIEN
- « L’éolien crée des emplois »
L’emploi éolien en France se limite à 2000-2500 emplois permanents (bureaux d’études, services de maintenance et de gestion des opérateurs). S ‘y ajoutent des emplois temporaires (BTP) en phase chantier : des emplois non pérennes et confiés le plus souvent à des travailleurs détachés venus d’autres pays d’Europe. Les bureaux d’études sont implantés à l’échelle nationale, les services de maintenance à l’échelle régionale, aucun emploi n’est donc véritablement créé à proximité du site d’implantation.
- « Toute installation est réversible »
Si les pales des éoliennes peuvent être démontées, les socles en béton sont permanents. Le béton coulé laisse des traces permanentes dans les sols et les écosystèmes.
- « Le rendement de l’éolien est important »
Une éolienne de 2,3 MW produit en moyenne 5 000 MWh par an, soit la consommation d’électricité de 294 ménages, y compris les services et l’industrie. L’investissement initial est élevé par rapport aux bénéfices énergétiques réels, particulièrement dans des zones où le vent est peu constant. En outre, des études scientifiques montrent la faible production de l’éolien au km² (étude Harvard).
- « Les éoliennes sont installées loin des habitations »
La distance minimale la plus souvent retenue en pratique est de 500 mètres (art. L 515-44 du code de l’Environnement), et ce dans un contexte des longueurs de pale jusqu’à 150 mètres d’envergure et des hauteurs de mat (jusqu’à 243 mètres de hauteur totale de l’éolienne, soit trois quart de la Tour Eiffel). En Bavière, la distance minimale d’une habitation est de 10 fois la hauteur.
- « Les éoliennes rapportent aux communes » :
D’une part, les éoliennes sont faiblement soumises aux impôts locaux (de l’ordre de 8 000€ par MW/an), et les communes touchent moins de 20% des impôts locaux. D’autre part, les externalités négatives des éoliennes sur le tourisme, sur l’attractivité des territoires et donc sur la taxe foncière, sont importantes. A long terme, c’est un manque à gagner pour les communes.
- « Les éoliennes rapportent à l’Etat »
L’éolien vit de subventions publiques, payées par les contribuables. Les opérateurs éoliens bénéficient d’un complément de rémunération garanti sur 20 ans. Le prix obtenu sur le marché par l’exploitant éolien est complété par une subvention.
En 2020, les opérateurs éoliens ont produit en France pour 1,2 Md d’euros d’électricité au prix du marché de gros. Ils ont reçu en sus 2 Md d’euros de subventions.
- « Il faut décarboner notre électricité en France »
Depuis la fermeture des centrales à charbon et à fuel, le mix électrique français est décarboné à hauteur de 93%, de loin le taux le plus bas parmi les grands pays industriels. Le développement de l’éolien ne permet d’améliorer ce résultat que très marginalement.
- « Les éoliennes n’ont aucun impact sur l’environnement »
En phase chantier, l’éolien dégrade les sols, les eaux et les habitats naturels. En phase d’exploitation, il est destructeur net de biodiversité, soit par collision directe avec les oiseaux soit par barotraumatisme (variation de pression) pour les chauves-souris.
- « Les éoliennes sont silencieuses »
Les brochures techniques établies par les constructeurs indiquent que le bruit émis en pleine puissance par les éoliennes est de 104 à 108 dB, soit le niveau de bruit d’un marteau pneumatique à 5 mètres ou d’une alarme. Les pales et les mats gigantesques des nouveaux modèles diffusent plus loin encore les émissions sonores et les basses fréquences.
La réalité des nuisances de l’éolien pour la santé est décrite dans l’avis de l’Académie de Médecine du 9 mai 2017 : l’éolien affecte la qualité de vie d’une partie des riverains et leur état complet de bien-être physique et mental et social, lequel défini aujourd’hui le concept de la santé (OMS).
- « Les règles d’urbanisme sont très contraignantes pour installer des éoliennes »
Le Conseil d’État, dans une décision de 2012, stipule que les éoliennes présentent un intérêt public tiré de leur contribution à la satisfaction d’un besoin collectif par la production d’électricité vendue au public, ce qui permet leur installation en dérogation avec la plupart des règles d’urbanisme votées par les communes ou les communautés de communes. Communes et Communautés de communes n’ont donc qu’un avis consultatif sur la construction de ces machines et ne sont plus maîtres de l’organisation de leur territoire.